INÉDIT – Le 1er poème prononcé au Parlement Européen

INÉDIT – Le 1er poème prononcé au Parlement

A l’occasion du débat sur la fiscalité, ce matin, j’ai fait le choix d’écrire une fable pour dénoncer les dingueries des bureaucrates : « l’Abeille et le Frelon ».

À écouter et à lire, vous retrouverez ci-après le texte intégral.

Contre vos bouffonnades socialistes de l’impôt, je choisis la poésie.

Une Abeille, au lever de l’aurore,
Visitait mille fleurs. Le pollen devenait trésor.
Le miel coulait ; la ruche entière,
Ouvrières et reine, vivaient d’un ordre exemplaire.

Parut un Frelon, ventre rond,
Venu de Bruxelles ou de Paris, escorté de mille bourdons.
« Ton miel est beau ; je te prélève.
Un impôt sur la cire, la dîme sur ta sève.
Une taxe sur ta ruche, un péage sur le soleil.
L’octroi pour tes ailes, la redevance pour ton sommeil ».

L’Abeille, lasse du scandale :
« À quoi bon tant d’œuvre loyale,
Si mon travail nourrit surtout
Celui qui ne produit aucun sou ? ».

Clémenceau l’avait dit : la France est un pays fertile,
On y plante des fonctionnaires, agélastes et serviles.
Il y pousse des impôts,
Chaque jour, inventés par des sots.

Heureusement, on hasarde de perdre, en voulant trop taxer.
Et tel est toujours pris, celui qui croyait prendre, sans travailler.

Vous êtes mille percepteurs,
Nous sommes des millions de producteurs.
Plus petits mais plus nombreux, nous chasserons les Frelons.
Car voici l’heure… de la Contre Révolution.

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