[Tribune] – Je ne laisserai pas faire le délitement de notre Nation

18 janvier 2021

Sont-ils devenus fous ? Chaque jour qui passe apporte et transporte son lot d’humiliation et de lâcheté.

Il y a bien sûr la bureaucratie triomphante qui, enveloppée d’arrogance, continue à échouer sur la stratégie de vaccination faisant de la France la championne du monde de la… non-vaccination. Les derniers chiffres sont criants de vérité : au 18 janvier 2021, plus de 12 millions de personnes ont été vaccinées aux États-Unis, plus de 4 millions au Royaume-Uni, près de 2,5 millions en Israël, 2 millions aux Émirats Arabes Unis, plus d’1 million en Italie, en Allemagne et en Russie, près de 800 000 en Espagne et en Turquie. Quant à la France, nous atteignons péniblement les 400 000 vaccinés. Sans parler des lourdes erreurs logistiques et des lenteurs technocratiques des Agences régionales de santé (ARS) qui risquent de faire perdre à la France jusqu’à 30% des doses ou qui nous font déjà manquer de seringues dans nos hôpitaux. Je vous rappelle que, pourtant, dès le mois de septembre dernier, nous faisions trois propositions fortes au Gouvernement : la transparence absolue sur le nombre de vaccins commandés et acheminés, la coordination avec les régions et les élus locaux pour gagner en proximité et en efficacité, une organisation logistique solide avec nos armées et nos professionnels de santé, comme nos médecins, nos pharmaciens et nos infirmiers. A l’heure où j’écris ces lignes, aucune d’entre elles n’a encore été prise en compte. Et si nous n’avions pas sonné l’alarme pendant les fêtes de Noël sur les vaccins, nous serions encore dans une situation bien pire car ce Gouvernement a systématiquement une guerre de retard, sur les masques, sur les tests, sur les lits de réanimation et maintenant sur les vaccins…

Mais je ne peux taire le reste qui est, au moins, aussi essentiel. En quelques jours, nombre d’informations et de révélations ont alimenté une course folle à la bêtise, à l’outrance et au mépris des valeurs de bon sens dans notre pays.

Rappelez-vous, nous apprenions il y a une semaine le plan caché du Gouvernement pour répartir des milliers de migrants dans nos villes et nos villages. Il fallut rappeler que nos régions n’ont pas à être les victimes du laxisme migratoire du Gouvernement.

Lundi, nous observions les GAFAM, Google, Twitter et Facebook, fermer unilatéralement les comptes des réseaux sociaux de milliers d’Américains au nom du délit d’opinion, sans que personne, ou si peu, ne s’émeuve du maintien, dans le même temps, de tous les comptes totalitaires ou insultants des apprentis terroristes, des antisémites, des porteurs de haine contre la France, des dirigeants comme Ali Khamenei, le guide suprême iranien, ou de Recip Erdogan, le président turc. Jusqu’à quand offrirons-nous aux GAFAM ce pouvoir vertigineux sur nos vies, nos idées, décidant, en une seconde, des ascensions et des chutes de ceux qui ne se soumettent pas à la pensée unique ?

Mardinous apprenions que le Gouvernement venait de confier au cabinet américain McKinsey, pour deux millions d’euros par mois, le conseil en stratégie de la campagne de vaccination française. Cela en dit long sur le désarmement sanitaire et logistique de l’État. Sans parler de notre souveraineté, de l’argent des contribuables et des informations confidentielles confiées à une entreprise étrangère.

Mercredinous pouvions lire une interview honteuse d’une « chanteuse », Camélia Jordana, dans le Nouvel Observateur qui pouvait déclarer sans vergogne : « les hommes blancs sont, dans l’inconscient collectif, responsables de tous les maux de la Terre (…). L’ensemble de mes chansons disent que si j’étais un homme, je demanderais pardon, je questionnerais les peurs, et je prendrais le temps de m’interroger »… A l’exception de mes collègues parlementaires, les réactions furent rares, et à l’exception de la LICRA, aucune organisation anti-raciste ne dénonça ces propos racialistes qui font de la couleur de la peau un argument de jugement. Imaginons un instant l’inverse… Espérons qu’elle demande pardon pour le nombre de bêtises qu’elle profère depuis longtemps. Il y a urgence à dénoncer ce militantisme extrémiste qui souffle sur les braises communautaires et fracture la fraternité nécessaire à notre peuple. La France, et c’est notre fierté, ne considère pas la couleur de la peau, ni l’origine. La France aime tous ses enfants qui la respectent et qui n’oublient pas qu’au-delà des droits, il existe des devoirs de respect et d’adhésion à notre communauté nationale.

Jeudi derniernous entendions le maire les Verts de Grenoble fermer une crèche municipale après des menaces de trafiquants de drogue. Les familles sont en colère et nous aussi : un élu de la République ne se soumet jamais aux dealers. C’est l’État qui fait la loi, pas les délinquants.

Et puis, pour ceux qui espéraient une pause ce week-end, il y eut le feu d’artifice dominical.

Hier après-midi, nous découvrions qu’Emmanuel Macron et la majorité présidentielle déclaraient « irrecevables » les amendements courageux déposés pour limiter l’immigration, pour défendre la laïcité et pour interdire le port du voile aux mineurs dans l’espace public dans le cadre de la future loi contre le séparatisme. Comment accepter que le Président de la République fasse le choix de la soumission face à l’islamisme ?

Puis, ce fut au tour de Lilian Thuram, l’ancien footballeur, d’insulter notre histoire et nos policiers. Lui qui ne fut pas exempt de tout reproche lors de la Coupe du Monde 1998, rêvant d’une photo où « les Blancs » n’avaient pas leur place. Hier, sur TF1, à une heure de grande écoute, il put déverser sa lourde hostilité contre nos policiers. Oubliant que nos forces de sécurité sont notre fierté parce qu’elles nous protègent au péril de leur vie. Oubliant que notre police est fière de sa diversité, composée d’hommes et de femmes de tous milieux.

Enfin, sur M6, nous obtenions confirmation de ce que nous dénonçons depuis des années : l’immense organisation mafieuse des aides sociales si bien dénoncée par mon collègue du Loir-et-Cher, le député Pascal Brindeau. 30, 40, 50 milliards de fraudes sociales chaque année qui disparaissent du budget de l’État et des contribuables honnêtes. Circulation massive de fausses cartes vitales, faux bénéficiaires résidant à l’étranger, allocataires décédés, fausses cartes d’identité permettant à un Belge fondateur de Daech de s’inscrire à la Sécurité sociale… Et pendant ce temps-là, des milliers de citoyens honnêtes étaient verbalisés pour non-respect de quelques minutes du couvre-feu…

J’arrête là, pour le moment, ma triste litanie de la semaine. Elle révèle un effondrement de notre patrie et de nos gouvernants. Certains s’en réjouissent, quelques autres ne voient pas la gravité du problème, quelques-uns, de moins en moins nombreux, certes, continueront à soutenir ce pouvoir en place déliquescent ; Je ne suis pas de ceux-là. Je ne laisserai pas faire. Plus que jamais, je crois en notre patrie, en la solidité de nos forces vives, en la puissance de la majorité silencieuse, en la profondeur de notre histoire, en l’espérance de notre destin commun.

Devant toutes ces « étranges défaites » de la politique nationale et locale, je pense aux mots de Marc Bloch : « Être un vrai chef, c’est, avant tout peut-être, savoir serrer les dents. C’est insuffler aux autres cette confiance que nul ne peut donner s’il ne la possède lui-même. ». Plus que jamais, nous devons faire la politique des hommes de caractère et non celles des compromissions. Notre nation a besoin d’indépendance face à la crise sanitaire. Elle a besoin de fermeté face à la menace des caïds. Elle a besoin de liberté face aux bureaucrates. Elle a besoin de nouveaux gouvernants solides, courageux, enracinés qui tiennent parole, inspirent confiance et se montrent droits dans l’épreuve. Nous devons présenter aux Français une vision noble, souveraine et efficace de la politique. Notre ambition est de rassembler les Français. Ce projet, que je porte chaque jour, vous le connaissez. C’est celui de la France d’en bas qui n’attend pas les instructions d’en haut. Celui de la révolution du bon sens et du courage populaire.

Je me suis engagé en politique pour être le porte-parole de cette immense majorité, cette cordée silencieuse, qui n’en peut plus d’être toujours sacrifiée, toujours oubliée, toujours méprisée. Deux maladies endémiques rongent notre pays et nos compatriotes : la primauté du profiteur sur le travailleur ; la primauté du délinquant sur la victime.

Pourquoi la société française serait-elle condamnée à n’être dirigée que par les oligarques de la haute fonction publique ? Pourquoi serait-elle condamnée à être tirée vers le bas par la petite cohorte des assistés et des profiteurs ? Bien sûr que la société doit assistance aux plus modestes comme aux accidentés de la vie. Mais nous devons être intraitables avec ceux qui profitent du système.

Je me suis engagé en politique pour défendre et protéger ceux qui travaillent, ceux qui prennent des risques, ceux qui veulent travailler, ceux qui font des efforts, ceux que l’on n’entend jamais et à qui on demande toujours tout. Je me suis impliqué en politique pour rendre à mon pays ce qu’il m’a donné et offrir aux Français ce qu’ils méritent.

La politique est « l’art de rendre possible ce qui est nécessaire », disait Richelieu, et le moyen le plus efficace de changer la vie – si l’on refuse d’écouter les oiseaux de mauvais augure, les gens de peu de foi et les défaitistes professionnels de la bourgeoisie bien installée.

Comme mon livre « Milieu de cordée », j’ai aussi décidé d’écrire ces quelques lignes au nom de la politique. Ce gros mot pour ceux qui veulent que rien ne change. Ce gros mot pour les hommes bien nés qui n’ont pas besoin que tout change. Pour ma part, j’aime ce mot. Il est le mot ramassé, efficace, et pourtant chantant, de l’espérance. La politique, c’est le pouvoir de changer la vie. N’est-ce pas là le fondement de la dignité humaine et de notre liberté ? Oui, le pouvoir de faire, le pouvoir d’agir, le pouvoir de changer le sens de l’histoire, le pouvoir d’échapper au déterminisme social, le pouvoir de s’émanciper. Celui d’aider les autres.

Dans quelques milieux bourgeois bien-pensants, qui se disent larges d’esprit, et pourtant si étroits de cœur, critiquer la politique et la notion de pouvoir est chose habituelle. C’est normal, ils soutiennent toujours le pouvoir en place, pensent le posséder en tous domaines, et veulent dégoûter quiconque n’est pas né comme eux de s’y intéresser et surtout de s’en emparer. Il pourrait être dangereux que des filles et fils de rien, venus de nulle part, sans titre, sans réseau, ni références, puissent un jour le conquérir, mettre fin aux privilèges acquis et établir un ordre juste, fondé sur le mérite et l’effort. Mais, dans leur esprit, la « politique » est un gros mot. À mes yeux, c’est un grand mot. Un mot grec, un mot ancien qui évoque cet espace public que les dieux ont abandonné aux hommes.

Le pouvoir pour le pouvoir, cela n’a aucun sens. La soif de puissance ne mène à rien. Mais le pouvoir pour changer la vie de ceux qui n’ont plus rien ou pas grand-chose, si ! Le pouvoir pour protéger les plus faibles et récompenser les méritants comme les preneurs de risque, si ! Le pouvoir pour redonner de la liberté aux créateurs, aux entrepreneurs, aux travailleurs, si ! Le pouvoir pour sanctionner les voyous et les délinquants, si ! La voilà, l’affaire de toute une vie.

A chacun de vous, à tous les patriotes, à tous les travailleurs, à tous les citoyens affranchis et à tous les esprits libres, je le redis : je ne laisserai pas faire. Vous pouvez compter sur moi, à vos côtés, pour faire vivre et incarner cette ambition qui n’est pas seulement la mienne. Cette ambition, depuis plus de mille ans, c’est celle de la France.

Guillaume Peltier,
Député de Loir-et-Cher
Vice-président délégué les Républicains

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