[Tribune] – Et si le Défenseur des droits défendait les vraies victimes ?

15 février 2021

Connaissez-vous le « Défenseur des Droits » ? A l’origine, à l’occasion de la réforme constitutionnelle de 2008, l’idée fut louable : il s’agissait de fusionner nombre d’entités existantes, tels le médiateur de la République, la commission nationale de la déontologie ou encore l’autorité de lutte contre les discriminations. Le premier « Défenseur des droits » fut d’ailleurs un grand homme, solide et juste, Dominique Baudis. Nous étions nombreux à l’estimer. Il accomplissait cette mission avec hauteur de vue et élégance, cherchant toujours à protéger les victimes et à ne pas excuser les voyous.

Hélas, une fois disparu, Dominique Baudis fut remplacé par des militants politiques de la pensée unique et du politiquement correct, Jacques Toubon d’abord, puis Claire Hédon. Depuis près de sept années, cette autorité administrative indépendante milite contre le bon sens. Le premier se fit remarquer par ses critiques systématiques contre les centres de migrants, contre les conditions d’accueil des mineurs isolés (je vous rappelle que la France prend en charge près de 40 000 mineurs isolés pour un coût de 50 000 euros par an et par mineur, à la charge du contribuable et des départements. Deux milliards d’euros, qui dit mieux dans le monde ?), contre les soi-disants « contrôles au faciès » de nos valeureux policiers et gendarmes.

Quant à la seconde, en à peine quelques mois, elle s’attaqua d’abord à la loi contre le séparatisme islamiste en contestant notre volonté d’interdire les certificats de virginité car cette interdiction « pourrait stigmatiser les médecins et les soignants » (sic). Et il y a quelques heures, vendredi dernier, elle se fit remarquer, en proposant, de manière si bureaucratique et idéologique, une idée emplie de la bonne conscience arbitraire de la vieille gauche bobos, « la création de zones sans contrôle d’identité » en France.

Oui, vous ne rêvez pas, je vous laisse lire, je la cite : « Il faut mener des expérimentations parce qu’au bout d’un moment dans certains quartiers, pour certains jeunes, cela devient insupportable. Donc, est-ce qu’on ne peut pas expérimenter l’arrêt du contrôle d’identité : des zones sans contrôle d’identité ».

Les syndicats de policiers ont immédiatement réagi avec bon sens : « le problème de nos quartiers, ce ne sont pas les policiers. Ne facilitez pas le ‘travail’ des délinquants en créant des zones de non-droit ».

Tant qu’elle y est, pourquoi ne pas proposer des zones sans policiers ? Quelle est la prochaine étape ? Désarmer ceux qui nous protègent de la violence, des insécurités et du terrorisme ?

Je vous le redis, nous devons recouvrer la souveraineté populaire et nationale face à toutes ces autorités administratives indépendantes qui, grassement financées (28 millions d’euros de budget annuel pour le « Défenseur des Droits »), usent leurs temps à s’en prendre à ceux qui mériteraient d’être soutenus et protégés. Aucune autorité administrative ne peut être indépendante du peuple souverain et du Parlement. 

La France se meurt de ces bureaucrates qui ne défendent presque jamais les libertés des citoyens honnêtes mais qui exonèrent si souvent voyous et délinquants.

L’Etat est faible avec les forts et fort avec les faibles : je rappelle que l’Etat, digne de ce nom, est un Etat qui garantit les libertés des entrepreneurs, des travailleurs, des créateurs, des citoyens, de notre jeunesse ; un Etat qui punit les délinquants, les voyous et les dealers. Pas l’inverse. A force de s’éloigner de l’essentiel et de produire des normes absurdes ou des entités juridiques supplémentaires, l’Etat, obèse, s’en prend aux libertés des honnêtes gens et perd son autorité à l’égard des voyous. L’Etat ne réprime plus la minorité qui triche, fraude et nuit et, en même temps, l’Etat pénalise et déprime l’immense majorité qui respecte la loi commune. 

Tel est l’état de notre Etat, le nouveau roi Ubu de la bureaucratie française. 

Il serait utile de rappeler à notre « Défenseur des droits » que les Français auraient aimé l’entendre cette semaine, par exemple, sur deux sujets d’actualité majeurs pour notre cohésion nationale :

1. l’a-t-on entendue défendre le pauvre Roland, notre propriétaire retraité de Toulouse, âgé de 88 ans, à la maison squattée par des individus sans scrupule et qui ne dut sa maison recouvrée qu’à l’intervention de jeunes de son quartier pendant que la justice, le gouvernement et la « Défenseur des droits » étaient honteusement silencieux ? Ce fut la même rengaine à Théoule-sur-Mer ou à Bordeaux ces derniers mois. Comment ne pas penser à la fameuse formule de Lacordaire en songeant à Roland : « entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit ». Chaque jour, des propriétaires honnêtes voient leurs biens occupés par des squatteurs sans que Claire Hédon ne s’en offusque. Je l’invite à soutenir notre proposition de loi, déposée le 15 septembre dernier, avec Damien Abad, Julien Aubert et de nombreux collègues parlementaires, pour protéger le droit de propriété et condamner les squatteurs ;

2. l’a-t-on entendue défendre Didier Lemaire, le professeur de philosophie de Trappes qui a pris courageusement position contre la montée de l’islamisme et du salafisme dans les établissements scolaires ?

Le « Défenseur des Droits » se doit de défendre, d’abord, les droits des victimes, des oubliés, des silencieux, des faibles. Elle se doit aussi de rappeler les devoirs que chacun doit à notre patrie pour garantir notre cohésion nationale et sociale. Il n’y a pas de liberté sans autorité et sans sécurité. Il n’y a pas de droits sans devoirs.

Plus que jamais, refusons l’effondrement de la France, aidez-moi à promouvoir nos valeurs de bon sens.

Guillaume Peltier,
Député de Loir-et-Cher
Vice-président délégué les Républicains

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